Amédée FERRAND
de MISSOL
Médecin devenu prêtre après le décès de son épouse, le père FERRAND de MISSOL est le fondateur de notre association.
Amédée FERRAND de MISSOL est né le 26 mai 1805 à Saint-Gervasy au nord-est de Nîmes.
Après des études secondaires à Nîmes, il entre à la faculté de médecine de Montpellier avant de devenir interne à l’hôpital Saint-Antoine à Paris en 1825.
A Paris, il fréquente les cercles catholiques dans lesquels il croise Frédéric OZANAM, le futur créateur de la conférence Saint-Vincent-de-Paul.
Il se marie en 1835 avec Hortense HUVE avec laquelle il aura deux fils : Léon et Amédée. Leur mère décède peu de temps après la naissance du second laissant, son mari veuf après trois ans de mariage.
En 1852, il a alors 47 ans, Amédée perd l’un de ses garçon victime de la scarlatine. Il prend alors la décision de devenir prêtre. Il part donc l’année suivante pour Rome pour sa formation. Il est reçu docteur en théologie et est ordonné prêtre le 6 janvier 1856.
De retour en France, l’archevêque de Paris, monseigneur MORLOT, lui explique qu’il n’est pas fait pour avoir un “ministère actif” en paroisse mais que sa vocation est de “continuer comme prêtre, le bien qu’il avait commencé comme médecin”.
Son évêque lui donnant toute liberté, le père FERRAND de MISSOL va consacrer son ministère de prêtre à créer ou à développer des œuvres au service des plus démunis.
- L’œuvre des chiffonniers de Saint François-Régis pour laquelle nous n’avons pas d’information.
- L’oeuvre de Saint-François-Régis pour la réhabilitation des mariages.
- L’œuvre des veilleuses qui proposait à des femmes de prendre l’engagement de passer une nuit par mois à veiller les malades.
- L’œuvre de l’assistance maternelle qui avait pour vocation d’accueillir les femmes enceintes jusqu’à leur accouchement. Elle présentait l’originalité d’accueillir aussi bien des femmes riches que des femmes pauvres. Les premières payant pour les secondes. Cette œuvre devint un ordre religieux qui pendant longtemps géra la maternité Sainte Félicité (Paris XV).
- L’œuvre de Saint-Raphaël, qui est sans contexte son œuvre principale, visait à accueillir les femmes célibataires enceintes d’un premier enfant. En 1860 lors de sa création, le projet était perçu comme “scandaleux” et le père FERRAND de MISSOL devait cacher ses pensionnaires sous peine de se faire expulser.
D’abord installée à Paris et dans d’autres villes de banlieue, l’œuvre de Saint-Raphaël arrive à Antony à la fin du XIXème siècle où elle est encore présente aujourd’hui.
L’œuvre devint un ordre religieux en 1900 sous le nom des « filles du saint cœur de la mère de miséricorde ».
Le père FERRAND de MISSOL consacra son énergie au développement de cette œuvre jusqu’à la fin de sa vie en 1883.