NOTRE HISTOIRE
Depuis 1860, l’association accueille les mères seules avec leurs enfants et a développé des hébergements pour accueillir des familles en difficulté.
Elle intervient aussi dans le champ de la petite enfance et de l’hébergement collectif.
Le père Amédée FERRAND de MISSOL avait, lors de sa formation à Rome, découvert l’œuvre de Saint Roch qui venait en aide aux mères célibataires. Regrettant qu’une telle institution n’existe pas à Paris, il crée en 1860 l’œuvre de Saint-Raphaël. Il loue quelques chambres dans une annexe du Val de Grâce et, avec l’aide de quelques dames généreuses, il accueille les premières pensionnaires.
Très vite, dès 1863, la place vient à manquer et la jeune communauté déménage au 297 de la rue Saint-Jacques, à proximité du Val de Grâce. L’œuvre continue de se développer et une seconde maison ouvre à Clamart pour accueillir les jeunes enfants nés à Paris que leur mère ne peut garder.
Le père FERRAND de MISSOL décède en 1883 alors que son œuvre vit une crise que l’on qualifierait aujourd’hui de “gouvernance”. Ce sont ses successeurs, le père DAUPHIN et la mère FRICHOT qui vont la sauver, puis lui donner un second souffle.
En 1895, ils achètent deux terrains contigus à Antony : Bethléem et le Carrousel. L’œuvre de Saint-Raphaël s’y installe et avec le temps, Antony deviendra la maison mère de la future congrégation religieuse.
Depuis sa création, l’œuvre de Saint-Raphaël avait le statut de société civile dont les “Dames de Saint-Raphaël” achetaient des parts. Ces dames ressentent très vite le besoin de franchir le pas de la sécularisation. Ce sont le père DAUPHIN et la mère FRICHOT qui rédigent les constitutions de ce nouvel ordre religieux, constitutions qui seront approuvées en 1900 par monseigneur RICHARD, archevêque de Paris. La mère FRICHOT sera la première supérieure de la congrégation des “Filles du saint cœur de la mère de miséricorde” aussi connues sous les appellations de “Dames de Saint-Raphaël” ou des “Filles du Cœur Miséricordieux de Marie”.
Dans le même temps, l’œuvre de Saint-Raphaël se développe en France, des maisons sont créées à Nantes, Bordeaux, La Baule ou château Thierry. Ce développement se poursuit également à l’étranger en Belgique puis en Italie à Turin en 1913. Preuve s’il en fallait de la pertinence de l’intuition du père FERRAND de MISSOL.
Durant la première guerre mondiale (1914 – 1918), les locaux d’Antony sont transformés en hôpital militaire.
C’est également pendant la guerre que l’œuvre de Saint-Raphaël se constitue en association de la loi de 1901 : “les Dames de Saint-Raphaël”. L’œuvre du père FERRAND de MISSOL repose désormais sur deux pieds : une congrégation religieuse et une association administrativement distinctes l’une de l’autre, même si durant de nombreuses années la mère supérieure sera la présidente de l’association.
Après la première guerre mondiale l’Association continue de se développer et achète une propriété en Normandie pour accueillir les enfants les plus fragiles. En 1922, elle achète deux terrains à Antony pour y construire des bâtiments supplémentaires. Dès les années vingt, le terrain d’Antony a quasiment l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui.
En 1929, l’Association est reconnue d’utilité publique.
La mission de l’association était à l’époque double. La première mission était d’accueillir les femmes enceintes hors mariage pour leur permettre d’accoucher dans des conditions aussi favorables que possible. Il y avait donc une maternité à Antony. La seconde mission consistait à élever les enfants que les mamans ne pouvaient pas garder. Ceci a conduit à créer une pouponnière à Antony et des internats dans différentes maisons en France.
L’arrivée des futures mamans, la date de leur accouchement ainsi que celle de leur départ ont été consignées par les Dames de Saint-Raphaël. Ces registres ont été confiés en 2025 aux services des archives des Hauts-de-Seine. Ils se chargent désormais de leur conservation et facilitent la mise à disposition du public dans le respect du code du patrimoine et de celui de l’action sociale et des familles.
Les deux activités sont maintenues durant la seconde guerre mondiale (1939 – 1945) et l’Association accueillera de nombreuses mères.
En 1947, les sœurs de Saint-Raphaël s’installent à Bogota, en Colombie, et y fondent des établissements accueillant des mères célibataires avec leurs enfants. Aujourd’hui, les « sœurs de Bogota » sont totalement autonomes, une congrégation «Hijas del corazon» a été créée.
A la fin des années soixante, l’association Saint-Raphaël doit choisir entre deux orientations :
- La création d’un grand établissement scolaire ce qui serait une nouveauté,
- Le maintien de l’orientation de l’œuvre en direction des mères célibataires.
C’est cette seconde direction qui est retenue et qui perdure encore aujourd’hui.
Dans les années soixante-dix, les sœurs de Saint-Raphaël doivent, comme beaucoup de congrégations, faire face à une baisse des vocations.
La congrégation fusionne en 1972 avec celle des « sœurs de l’Union Notre Dame de Charité ».
L’association évolue également puisque qu’en 1972, est élu un premier président qui n’est pas la supérieure de la congrégation et qu’il est nommé un directeur laïque.
Ces évolutions se traduisent principalement par l’arrivée de salariés qui remplacent les religieuses et par le financement des activités par les services de l’Etat.
En 1978, l’Association change de nom pour prendre sa dénomination actuelle : « Association Saint-Raphaël ».
En 2008, l’association crée un second pôle de compétence autour de l’hébergement en vue de l’insertion sociale.
Aujourd’hui, ces expertises (Centre Maternel et Centre Parental, Pôle Insertion par le Logement) existent toujours à Antony dans le respect des valeurs prônées par le fondateur de l’œuvre :
- Le respect des personnes ;
- La conviction que chacun peut évoluer favorablement ;
- L’égalité de valeur entre les êtres humains.